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MARINE SOUVERAIN MEILLEURE COACH JEUNES 2025

L’entraîneure du centre de formation de l’ESBVA Lille Métropole, Marine Souverain, vient de recevoir le trophée de « Coach de l’Avenir Féminin 2025 ». Ce trophée lui a été remis samedi 28 février avant le match des U20 contre Dieppe par José Ruiz, Président du Syndicat des Coaches, accompagné de Michel Gomez, ancien sélectionneur de l’équipe de France. Il récompense notamment la belle saison 2024-2025 de l’équipe espoirs villeneuvoise, championne de France la saison passée. Cette Bretonne est arrivée il y a un an et demi dans le Nord. Elle dirige aussi l’équipe de France U18 de basket 3×3, vice-championne d’Europe. Nous l’avons rencontré après la remise de ce trophée convoité. 

 Le trophée de l’avenir féminin, qu’est-ce que ça représente pour vous ? 

Déjà c’est une belle récompense parce que c’est mes pairs qui m’ont donné cet honneur. Ça récompense le travail qui a été fait avant sur le centre de formation par Kévin (Fauchois), et surtout les filles aussi parce que c’est elles qui marquent les paniers avant tout. Je suis très contente de recevoir cet honneur, mais il ne faut pas s’arrêter là. Les saisons sont longues, et elles ne se ressemblent pas. Conserver son titre, évidemment ça sera difficile, comme ça a été difficile l’année dernière d’aller le chercher aussi, il ne faut pas l’oublier. Chaque équipe va avoir sa chance de gagner le premier match sur la demi-finale  et après sur une finale tout est possible. 

Comment êtes-vous arrivée ici dans le Nord ?

« J’ai contacté Christophe Vitoux qui était le GM et le directeur du centre de formation. Je l’ai contacté en déposant mon CV et ensuite ça s’est concrétisé, il a accepté que je vienne, Kevin également aussi. L’aventure se poursuit dans de très bonnes conditions, je suis très contente. Tout se passe bien ici, le Nord c’est une terre d’accueil qui est incroyable. Je suis très contente d’être à Villeneuve.« 

Vous dirigez également l’équipe de France U18 3×3. Comment conciliez-vous ces deux fonctions ?

Je suis très contente aussi que la fédération française de basketball me fasse confiance au travers notamment de Yann Julien qui m’a recruté sur le 3-3. Une discipline que je ne connaissais pas du tout, que je n’avais jamais pratiquée. Donc un véritable honneur de représenter l’équipe de France. Cette année j’ai été promue en plus, je vais récupérer les U21.On va voir, déjà il faut que la saison se termine. En parallèle il faut commencer à recruter aussi, à échanger, à discuter avec mon staff. Pour l’instant on n’a pas encore nos dates de compétition. Je ne peux rien trop planifier. 

C’est très différent d’entraîner une équipe de 3×3 par rapport à une équipe de 5×5 ?  

Ce sont deux disciplines totalement différentes. Deux manières d’aborder le basket différentes. Néanmoins j’arrive à trouver mon plaisir aussi dans le 3-3. Nous les coachs on est plutôt sur le travail qui est fait en amont. Mais dans l’ensemble c’est plutôt les filles qui sont maîtres de leur destin. 

L’objectif des équipes espoirs, c’est aussi de fournir l’équipe A. C’est une mission aussi importante pour vous ?

Oui et c’est une mission pour le club également. Nous avons trois joueuses qui sont avec les pros quasiment à temps plein. On a Naema Kouadio qui elle a beaucoup plus de temps avec l’équipe première. Nous avons aussi Jade Bobozo, Élise Hennigbé qui elle joue un petit peu plus avec nous. On a cette mission là et ça restera un objectif pour les saisons à venir. 

Est-ce que ce n’est pas un peu frustrant pour l’entraîneur de voir qu’on a formé des joueuses mais qu’elles ne profitent pas toujours au club ? 

On pourrait dire la même chose pour le  foot, pour le rugby aussi. C’est une récompense pour nous de les voir partir au final. C’est sûr qu’on aimerait qu’elles restent chez nous pour qu’on puisse en profiter.Mais elles font leur choix de carrière, elles décident de partir, de rester. Il faut qu’on s’adapte et ça fait partie du  sport. C’est comme les parents, ils aimeraient garder leurs enfants à la maison toute leur vie. Nous malheureusement on ne peut pas garder toutes leurs carrières.Nous sommes également contents quand on les voit s’envoler et réussir. C’est aussi une fierté pour nous.

Jean-Marc Devred – Sports 5962